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Si le Château est la première commune lorsque l’on entre en Oléron, St-Denis est le point extrême presque au pied de Chassiron, á 32 km du viaduc.

Protégé en partie des vents de Sud ouest par la petite forêt et les dunes, Saint Denis et ses 1 150 habitants on tendance à regarder vers l’Est et leur port de plaisance qui peut désormais abriter plus de 700 bateaux, mais en plus, située à l’extrémité nord ouest de l’île, la commune dispose de plages sur la cote Ouest, exposées au vent et à une mer agitée, propice à la pratique du surf ou du bodyboard alors que les plage de la cote nord-est sur le Pertuis d’Antioche sont des plages plates, à mer calme idéales pour la baignade familiale, la pratique de la voile et du ski nautique.

Administrativement : St Denis est une commune du canton de St-Pierre et en dépend pour les services cantonaux : Gendarmerie, trésor public, collège. Pourtant la commune continue d’avoir des services qui sont bien utiles tout au long de l’année, mais tournent à plein en saison estivale : Bureau de poste, capitainerie du port de plaisance, services de surveillance des plages de la Boirie et des Huttes, yacht club, Syndicat d’initiatives (Tél (+33)5.46.47.95.53 / Fax (+33)5.46.75.91.36). Le village possède une école maternelle et une école primaire publiques, une zone artisanale et commerciale, un cabinet médical, une pharmacie, etc.

Historiquement : Comme toujours dans cette île on peut toujours retrouver des traces de l’époque néolithique, mais les traces sérieuses de peuplement ne datent que du 11è siécle avec la construction d’une église dédiée à St-Denis et un prieuré. Au douzième Aliénor d’Aquitaine dote généreusement l’église et demande que soit entretenus des feux sur la pointe pour éviter le naufrage des nefs qui viennent d’Angleterre (dont elle est reine après son remariage) pour se rendre à Bordeaux. A l’époque des guerres de religion l’église qui avait pourtant été fortifiée pour servir de refuge aux habitants, comme le prieuré sont pillés et ravagés. Le clocher s’écroulera en 1584. Le calme revenu l’église est restaurée au début du 17è pour être de nouveau ravagée par des pirates espagnols en 1625.
Pendant toutes ces époques, St-Denis est avant tout un port qui commerce avec Chatelaillon, La Rochelle, et même l’Angleterre qui en reçoit du sel et des vins. C’ est au moyen âge une "ville" avec charte et droits... mais au fil des ans le port s’envase, il est de plus en plus difficile à draguer le sable aura raison au début du 20è siécle du port de commerce de St-Denis.

A l’époque révolutionnaire en 1792, le plus haut dignitaire de la ville demande que soit planté un arbre de la liberté... déraciné du cimetière où il coulait des jours paisibles il est transporté en grands pompe sur la place centrale mais ... demain il fera jour... il peut bien attendre une nuit avant d’être replanté... le lendemain il fit jour, et suffisamment pour que la foule républicaine atterrée se rende compte que pendant la nuit l’arbre avait été scié en deux..qu’à cela ne tienne la révolution ne recule pas... on lie les deux tronçons avec des attelles métalliques et l’arbre sera planté au cours de la fête... mort évidemment comme la liberté osaient laisser dire certains "contre révolutionnaires" le scieur ne fut jamais pris et l’arbre remplacé un an après.
Il faudra attendre le milieu du 19è pour que l’église soit reconstruite et 1877 pour qu’elle retrouve un clocher... en 1904 apogée de l’essor des chemins de fer, St-Denis devient le terminus de la ligne qui le relie à St Trojan à l’extrémité sud est de l’île. Le fait de l’ensablement du port a progressivement réduit à peu de chose l’importance du village que redevient progressivement notre petite cité insulaire... l’abandon définitif du train en 1935 a complètement repoussé dans son cul de sac St-Denis sa lumière et ses fleurs... même le canot de sauvetage en mer "Louise Amélie" qui était basé au port depuis 1891, qui promena les dix mètres de sa robuste carène en bois dans les eaux dangereuses du bout de l’île pour en sauver plus de soixante dix naufragés, ne résistera pas à l’usure du temps et sera définitivement désarmé en 1931.
Occupée militairement par les allemands pendant la seconde guerre mondiale, l’île d’Oléron et particulièrement St Denis seront des points considérés comme névralgiques du mur de l’Atlantique par les stratèges de la werhmacht qui ordonneront la construction de blockhauss, bunkers et divers organes de défenses vives contre avion et d’éventuels débarquements.

A voir :
Le Phare de Chassiron : Sa construction a commencé en 1836 pour remplacer un ancien phare tour à feu qui datait du 17è et dont il reste peu de chose. Haut de cinquante mètres son fut est rayé horizontalement de bandes noires et blanches pour être reconnu de jour c’ est un Amer. L’accès en est gratuit mais ne pas oublier les deux cent et quelques marches ... ouf ! et pour la haut, ne pas oublier d’emporter de quoi se couvrir... c’ est le royaume des courants d’air. De là haut, la vue s’étend par temps clair très loin par de là le Pertuis d’Antioche... au nord, l’île de Ré ses phares et son viaduc. La Rochelle et la côte de l’Aunis, à l’Est l’île d’Aix le Fort Boyard et l’embouchure de la Charente.
Au Sud Est la perspective moutonnante de l’île d’Oléron en son entier, la presqu’ ile d’ Arvert, le Pertuis de Maumusson, la pointe de la Coubre et l’entrée de la Gironde... au sud le phare de Cordouan et à l’ouest... l’Océan et ... l’Amérique. Et juste là au dessous, à quelques encablures la Pointe d’Antioche, tour balise de 24m construite sur un écueil à 2,4 km au nord de Chassiron... cette balise date de 1925 et tente de limiter les naufrages si nombreux dans ces eaux dangereuses.
Les écluses à poisson : Un système très anciens de pêche avec la marée, constitué de murets de galets très consciencieusement entretenus par les pécheurs... prière de les respecter et de ne pas déplacer les pierres qui se tiennent toutes depuis des générations. Vous pourrez sur place trouver quelqu’un qui vous en explique le fonctionnement... cela c’ est facile à comprendre, et la gestion, cela l’est beaucoup moins.
Le Village : Ses maisons typiques, et si vous cherchez bien ses calendriers solaires, ses venelles fleuries, la façade de l’église et quelques vestiges des églises successives. Un curieux mélange qui fait un inventaire des styles.
Les Falaises de Chassiron : Attention aux chutes de pierres.
Les séquelles du mur de l’Atlantique : C’est pas beau, mais de curieux témoins d’une histoire qui a déjà plus de cinquante ans.

Vie pratique :
Le Marché le matin sur la place de Gaulle. Nombreux restaurants et ateliers d’ artisanat.
Office du tourisme : Bd d’ Antioche Tél (+33)5.46.47.95.53 / Fax (+33)5.46.75.91.36
Minigolf

Hébergement :
Hôtels, locations et de nombreux campings et caravanings.
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