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| En 57 après Jésus Christ, on trouve dans les textes la description de la coiffe des femmes de Saintonge... elle a un nom "cucullus", et à partir de là, la femme a toujours porté une coiffe qui a évolué avec le temps et les gens. Elle a subi les modes, les revers de fortune et les progrès de la technique textile. Au 8ème siècle on décrit encore un bonnet rond et bas qui est affublé du nom de Carollon qui serait la base de toutes les coiffes régionales. Ce bonnet en général, la femme le porte en tous lieux, car elle se doit d'avoir la tête couverte. Il a évolué en coiffe. |
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| La coiffe a été, surtout à partir du 19ème siècle, la marque d'un lieu peuplé. Dans toutes les régions d'Europe, et pourquoi Oléron aurait-elle été hors du coup ? Les femmes se sont mises à porter des coiffes identiques selon les villes et villages, les régions ou les provinces. On a connu le succès de la coiffe alsacienne parce que lors de l'annexion par l'Allemagne, en 1870, les femmes la portèrent ostensiblement pour bien indiquer leur attachement à leur province et non au pays envahisseur. On a connu par ici la Quichenotte qui tout au long des côtes de la Gironde à Noirmoutiers a été portée depuis longtemps... très longtemps, depuis l'occupation anglaise au moyen âge et continue d'être portée aujourd'hui.. |
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| VRAI OU FAUX qui dira la vérité ? et la vérité existe-t-elle vraiment en ce domaine ? en tous cas, la légende est belle et mérite d'être dite. On dit donc qu'en ce temps-là... la terrible époque de l'occupation anglaise les jeunes femmes avaient du mal à empêcher les assauts galants des soldats anglais... et que pour éviter leurs baisers impromptus... Kisses ! elles se mirent à porter un bonnet de toile blanche (normal pour la lumière du pays) qui enserrait la tête avec un volant couvrant la nuque et, en avant du visage, une très longue visière en cornette de trinitaire qui empêchait l'approche dudit visage... cette coiffe voulait dire : ne m'embrassez pas, ce qui en anglais pouvait s'interpréter par "kiss me not" puis par la déformation du temps serait devenu "quichenotte" ! Pourquoi pas ? L'explication suit une certaine logique et quoi qu'en ai dit certains, on voit encore la quichenotte en été dans les îles et sur la côte vendéenne, portée par de fidèles grand mères. Et rapprocher l'appellation de la "queissonoto" coiffe du limousin de celle de par ici, n'empêche en rien l'origine car les troupes anglaises ont parcouru ces contrées et les mêmes causes peuvent avoir produit les mêmes effets... |
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| LES COIFFES D'OLERON |
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| On en connaît au moins huit, mais chaque lieu, chaque couturière de village avait son modèle "exclusif"... et si la coiffe insulaire ressemble dans ses grands traits aux coiffes du continent tout proche, certains détails faisaient la différence entre la Coiffette de Saintes de Rochefort ou de St- Pierre. |
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| La coiffe était une nécessité, d'abord pratique, protection contre le soleil et parfois déflecteur pour le vent, mais aussi elle avait sa place dans la sociologie et restait un des moyens d'affirmer son appartenance à un groupe. Les congrégations religieuses l'ont bien répercuté et la coiffe d'une trinitaire n'a rien à voir avec celle d'une Ursuline, ou d'une moniale de tout autre ordre. |
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| Une simple pièce de tissu, un grand mouchoir, plié et noué sous le montant est déjà une coiffe et d'ailleurs la plus courante des coiffes spécifiques à l'île aurait été le mouchoir de tête flottant. Pour aller aux crevettes, aux coques ou aux battages, les femmes de la campagne pliaient selon sa diagonale un grand mouchoir, qui peut aussi bien être blanc uni qu'à carreaux de couleurs vives. Elles le nouaient sous le menton, et laissaient la pointe couvrir la nuque. |
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| La Coiffette quant à elle, est une sorte de bonnet ruché, avec deux pans portés dans le dos. Mais il y a du vent, les deux pans sont ramenés sur le devant et servent à nouer la coiffe par un nud tout simple dont les extrémités pendent sur la poitrine. Les rubans servant de pans, font souvent la différence, et la mode du moment consiste en la manière de les laisser flotter ou de les nouer. La coiffette est une coiffe de sortie, pas de travail, et les rubans utilisés sont en général de soie, en tissage moiré. Parmi les divers petits bonnets plus ou moins armés d'arceaux en fil de fer pour lui donner une forme et une rigidité, on trouve la Caline qui est souvent ornée de dentelles et qui se décline en diverses Colinettes qui ont pour base un bonnet serré autour de la tête, qui porte grâce aux armatures de fil de fer l'ensemble des rubans et dentelles de la coiffe. |
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| Plus spécialement d'Oléron, avec des débords qui s'avancent sur le front pour servir de visière, le Ballet est pris directement sur un serre tête ou sur une bonnet simple de tous les jours. Pour avoir ses formes élargies, il doit être étayé par des fils de fer et des lames de carton, intégrées dans des pièces de coton écru dont la jonction se cache sous un large ruban noir qui parfois est prolongé en pans, selon le goût de celle qui le porte ou de la modiste qui le confectionne. |
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| Le Grand Ballet lui, ressemblerait au ballet si ce n'est qu'il est bien plus volumineux, est toujours de couleur noire et ne comporte pas de ruban. |
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| La coiffe de noce ou Ballon. Très grande coiffe ressemblant à une très grande caline, débordante, très garnie de rubans de dentelles, elle peut être agrémentée de guirlandes de fleurs d'oranger, et alors seule la mariée la porte. |
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| Encore dira-t-on, que le ballon de St-Pierre n'est pas celui de St-Denis, et que le grand Ballet à St-Trojan se différencie déjà de celui du Grand Village, par un ensemble de détails qui ne sont perceptibles souvent que par les "modistes" et les dames très portée sur une tradition qui si elle est quelque peu tombée en désuétude, n'en reste pas moins ancrée dans la mémoire des lieux. |
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| Mais il faut se détacher de trop de "sérieux" et les canons de la fabrication de chaque coiffe n'ont jamais étés établis par celles qui les ont fabriquées ou portées, mais surtout par les chercheurs qui tentent de créer une unicité "historique" là où à l'origine, chaque "dame" voulait son originalité et son exclusivité, et donc sa différence d'avec sa voisine la plus proche. |
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