AgrandirAgrandir AgrandirAgrandirAgrandir AgrandirAgrandir

Il est "beau" ! Expression qui cadre rarement avec un ouvrage à vocation défensive, comme le sont tous les forts. Pourtant quand vous vous préparez à entrer dans Oléron, sur votre droite vous le découvrez, sentinelle avancée dans le coureau d’Oléron. Ile à marée haute, relié par une chaussée à marée basse à la pointe du Chapus, le fort Louvois mérite mille photos, et tellement d’aquarelles !
Historiquement
La création de l’arsenal de Rochefort en 1666 a eu pour conséquence un bouleversement dans les systèmes de défense côtière de la Province d’Aunis. Il fallait protéger non seulement la ville et le port déjà protégé naturellement par le méandre de la Charente, mais aussi les abords de l’embouchure… pour éviter que les navires risquent de rester piégés dans le fleuve et ne puissent atteindre la haute mer. Et cette protection était prévue par des ouvrages avancés et des fortifications en avant de l’embouchure de la Charente et dans tous les pertuis. Au sud de la Charente c’est l’architecte Ferry qui prévoit la construction du Fort Louvois. On y retrouve les doctrines de Vauban avec les redans et les bastions.
Description
Sur un îlot, n’émergeant qu’à marée basse, ont été amassées des roches maçonnées qui ont servi d’assise aux murs. Le plan général est construit sur un fer à cheval ouvert à l’est. Le périmètre est un rempart à mur extérieur pentu crénelé et armé de brises lames, à ce mur extérieur sont adossés des bâtiments de service, salles d’arme, et batteries. La poudrière, est située dans un bâtiment qui occupe l’extrémité sud du fer à cheval, donc le site le moins vulnérable en cas d’attaque par mer. Un donjon à cinq niveaux est bâti sur le centre d’entrée du fer à cheval avec des redans, il est séparé du reste du fort par un fossé. L’accès au donjon se fait par un pont-levis, le toit est en terrasse crénelée avec encorbellement et machicoulis. La cage de l’escalier est surmontée d’une tourelle octogonale surmontée d’un clocheton ajouré avec coupole.
Ce donjon est la demeure du gouverneur et une salle de garde se trouve au premier niveau.
Au milieu de la cour qui occupe le cœur du fort se trouves des bâtiments, qui étaient les logements des personnels, encadrant la citerne d’eau douce.
Symétriquement avec la poudrière, le corps de garde occupe une casemate dans l’angle nord est, qui regarde vers la Charente, il est donc plus fortifié que l’angle sud.
L’accès au fort n’est possible que par la poterne qui se trouve ouverte au nord-Est face au Chapus mais très près de la partie fortifiée nord qui commande donc l’accès. Un pan incliné mène à la chaussée qui ne découvre qu’à marée basse. Les extrémités du fer à cheval sont les musoirs de protection qui déterminent un petit port.
En 1760 le projet de réaménagement donnait ce que nous venons de décrire, avec en plus un aménagement de la pointe du Chapus avec ses installations militaires avec les jardins du commandant voir le plan ci contre.
Les dimensions hors tout du fort sont dans l’axe Est-Ouest : 50 m.
Et dans l’axe Nord-Sud : 40 m.
Esthétiquement c’est un chef d’œuvre de l’art militaire des fortifications. Et une résidence qui pourrait être extraordinaire... et actuellement un musée ostréicole très intéressant.
 Haut de page