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| Le passage est gratuit ! |
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| Historiquement |
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| Il est naturel pour toute île et surtout pour ses habitants d'être reliés d'une manière ou d'une autre au continent le plus proche. Pour l'île d'Oléron qui est si près de la presqu'île d'Arvert dont elle n'est séparée que par le pertuis de Maumusson (qui fut en d'autre temps traversable à pied sec), le problème est une perpétuelle actualité. |
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| Le problème s'est toujours posé non seulement à ses habitants mais aussi aux continentaux qui voulaient s'y rendre pour différentes raisons : les romains pour y chasser et pour en ramener du bois des imposantes forêts d'alors, les Wisigoths pour s'y retrancher lors de l'arrivée des francs, les anglais pour en faire un point d'appui en face de la côte tenue par les troupes du roi de France à certaines périodes, et surtout bien sur pour les insulaires qui avaient besoin d'aller chercher sur le continent ce dont ils manquaient sur leur île et pour en exporter leurs productions comme le sel et le vin. |
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| Les liaisons par barque sont évidemment le plus ancien des modes de liaison. Au départ de la côte de la presqu'île pour St.Trojan, parce que c'est le plus court chemin, mais le fort courant du pertuis, les dangers des sables souvent mouvants, ont très vite laissé de côté ce passage au profit de points plus abrités comme les liaisons de l'embouchure de la Seudre (de la Tremblade au sud ou du Chapus) et de Marennes au nord à la zone des vases de St.Trojan au Château. Le port du Château s'est vite révélé le havre le plus sur pour des liaisons assez régulières avec le Chapus et bientôt c'est à dire dés le moyen âge, de grosses barques à voile assuraient un service assez régulier pour l'époque de transbordement, sous la protection des débuts de fortifications du château. |
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| Plus au nord de Saint-Georges et du port du Douhet, les liaisons ont pu se faire par voiliers avec le port des Barques au sud de l'embouchure de la Charente, Fouras au nord et La Rochelle. De là les transports de marchandises se firent assez régulièrement, vins en barriques, sel en sacs et les divers produits de nécessité pour l'île qui manquait en particulier de chaux et de métaux. Avec le développement de la marine à voile, les ports de la cote Nord est de l'île se sont développés pour devenir des lieux vivants de regroupement des marchandises et des gens. |
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