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Crédit photo :
Avec nos remerciements au BNIC.
(Jean Yves Boyer - Bernard Verrax - Thierry Blay - Alain Danvers - David Mars - Paul Heidelberg-Vasseur)

 

La noble liqueur des Charentes, née dans la région de la ville qui lui a donné son nom, a été et continue d'être un produit de mélange d'alcools issus de la distillerie des vins d'une zone délimitée qui englobe plusieurs terroirs dont les plus extérieurs, "les bois ordinaires" englobent l'Ile d'Oléron.

Historiquement

On dit que l'empereur Probus autorisa au 3ème siècle l'importation dans la province Santone de vigne italienne venant de Trevianno. L'homme, le terroir et le climat ont fait le reste. Le vin du pays était très apprécié des gens de passage et la région fut toujours un lieu de passage, pour les guerres ou les pèlerinages, les gens allaient et venaient...
Plus tard Aliénor d'Aquitaine, résidant en Oléron et appréciant le vin qui s'y faisait, décida d'en faire exporter vers l'Angleterre, et en favorisa l'exportation jusque vers les pays du nord.

Avec le sel, le vin devint la seconde source de richesse de l'île qui devint productrice et exportatrice, mais le vin supportait mal les longs voyages par mer ou par terre... C'est à cette époque que l'on découvrit le moyen de distiller : l'alambic, ramené de Chine via l'Arabie par les croisés. On distilla alors le vin de la région pour en faire un alcool qui fut exporté et consommé par les anglais et les pays nordiques coupé d'eau. C'est eux qui baptisèrent le produit " brandwine" qui fut vite abrégé en brandy. C'est seulement au 17ème siècle qu'un charentais, le Chevalier de la Croix Marron eut l'idée de redistiller le "brouillis".

Le résultat ne lui sembla pas très intéressant au début, ce que l'on appelle la tête de distillation, alors que la suite le combla par son bouquet, le corps, la rondeur, tout ce qui fait un excellent alcool. Puis en fin de cette seconde distillation " la queue" lui sembla tout juste digne de la " tête". Il re-distilla le mélange des deux produits médiocres et le résultat lui plut. On dit qu'alors il fit cadeau aux moines d'une chapelle deux barricauds de cette eau de vie et que le père responsable du cellier cacha un des barricauds contenant cette fameuse liqueur blanche si forte (70°). Il l'oublia quelque temps et lorsque l'évèque vint à visiter la chapelle, le père qui avait pris quelques décennies pensa offrir la liqueur connu...
Et quelle ne fut sa surprise : le volume avait diminué de manière conséquente, le degré avait fortement baissé et la liqueur avait pris une très belle couleur ambrée. L'ayant goûtée, l'évèque estima que c' était là la meilleur liqueur qui ait jamais touché sa langue, il la qualifia de divine... le cognac tel que nous le connaissons était né...
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